Carnet de route

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De Boudnib à Skoura


  • publié le 6 janvier 2019
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Tout d’abord une bonne et heureuse année à tous et plus particulièrement à nos fidèles lecteurs dont les plus courageux, par leurs commentaires bienveillants, nous invitent à continuer.

Nous avons désormais quitté le grand Est marocain avec l’envie de filer plein Ouest rejoindre l’océan et si nous sommes aujourd’hui à mi parcours, un p’tit coup dans le rétroviseur vous fera aussi profiter de nos derniers jours au Rekkam.

Une drôle d’envie de Patou avant le réveillon, des lasagnes. Et comme à Boudnib, on n’en trouve dans aucune boutique, c’est parti pour la fabrication de pâtes fraîches à lasagnes, rien ne l’arrête !!!

 

 Après fabrication, un peu de séchage et hop y’a plus qu’à !

 

C’est bien évidemment avec François que nous les dégusterons et elles furent vraiment très réussies et délicieuses !

 

Ça y est nos y voilà au dernier repas de l’année que Patou aura aussi en partie concocté (un goulasch)…

 

Ainsi qu’une charlotte aux fraises et framboises mais aussi des mousses au chocolat. Point trop n’en faut ! Sans compter les tajines de Fatie !

 

Commençons le 1er repas 2019 au champagne en vous souhaitant de nouveau nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

 

Tiens, en voilà une qui prend ses aises…

 

Histoire de ne pas rien faire ce 1er janvier, François nous propose de nous amener voir le fort de Tazougart.

 

Situé au confluent des vallées de Gourama et de celle menant à Errachidia, il est idéalement positionné pour contrôler les passages.

 

Il se dit qu’à partir de 1907 et des 1ers événements ayant amené la légion étrangère à intervenir à partir de Colomb-Béchar en Algérie dans l’est marocain…

 

…puis la prise de Boudnib faisant une tête de pont dans la région, la nécessité de contrôler ce passage s’avérait indispensable.

 

Cependant, les archives sont muettes quant à sa construction et on trouve très peu d’éléments concernant la vie dans ce fort, sa construction, ni même son abandon.

 

Par contre en furetant, on imagine un peu…

 

Et oui ce sont les latrines que nous regardions !

 

Belle vue sur la vallée !

 

Ça y est on redescend !

 

Nous emmenant à travers le plateau à la recherche d’éventuelles pistes le ramenant vers Boudnib nous découvrons…

 

…ce petit four en terre abandonné mais finalement pas tant que ça car en y prêtant attention nous verrons à côté les traces d’installation de tentes de nomades, seulement partis ailleurs avant d’y revenir.

 

 

 Pris au jeu le lendemain François se propose de nous emmener voir le barrage de Boudnib. L’ancienne piste ayant été modifiée avec les implantations des fermes de palmiers, il nous faut un moment…

 

…avant de retrouver celle nous amenant par une passe de l’autre côté de la montagne.

 

 Même ici, au milieu de nulle part, une oasis et son puits bien plein !

 

 

 Et nous voilà arrivés au lac du barrage…

 

…dont certains reconnaîtront l’environnement de notre carte de vœux !

 

Une grande étendue d’eau dans le désert et forcément cela devient le passage obligé d’oiseaux migrateurs.

 

 

 Toujours aussi fascinantes ces montagnes striées !

 

Au retour, François nous emmène faire un autre type de piste !

 

 Là encore une oasis nous signale qu’il y a de l’eau…

 

Et le puis confirme !

 

 Mais que cherchent-ils donc ???

 

En haut de la colline cet abri…

 

…mais qui sert surtout au gardien de la maison que vous avez sans doute peine à voir là bas en bas à droite des palmiers, à téléphoner car ici il capte, en bas non !!!

 

Dernières décos de Sacado, les photos dans la cabine, en haut Lucas dans tous ses états et derrière, Sacado dans quelques uns de ses nombreux bivouacs

 

Et voilà s’achève ici notre séjour au Rekkam…

Dernier coucher de soleil…

 

…dernière plancha…

 

Et nous voilà partis vers de nouvelles aventures !

 

Merci François de ton accueil, de ta disponibilité et tout ce qu’on ne peut écrire mais qu’il saura reconnaitre !

Nous partons donc plein ouest prenant une route que Sacado n’a jamais prise et qui nous fait passer par Goulmima et cette énorme propriété qatari….

 

 …et sa fauconnerie !

 

S’il nous arrive souvent de rencontrer des travaux sur la route, c’est bien la 1ère fois…

 

…que la déviation n’est pas indiquée et nous voilà obligé de faire demi-tour sur le pont grâce à de multiples interventions autour de nous nous signalant que la route n’est pas praticable !

 

Bref ; la voilà cette fameuse déviation que nous finirons par prendre !

 

Vous souvenez-vous de la rose de Jéricho dont nous vous avions parlé en mars ? Nous en avons retrouvé au même endroit et …

 

…pour ceux d’entre vous à qui nous en avons offert et qui voulaient les replanter, voici le biotope dans lequel elle pousse ! Bon courage aux petites mains vertes !!

 

Des femmes à la lessive dans l’oued.

 

Chaque fois que nous passons par Tinerhir, nous avions envie de visiter les gorges du Todra toutes proches alors cette année nous nous décidons à les faire !

Nous nous y engageons avec l’idée de s’arrêter au 1er camping et voir comment louer une voiture…

Nos 1ères impressions sur les gorges nous donnent vraiment envie…

 

C’est alors qu’au démarrage des gorges Sacado nous refait un coup oublié de puis notre voyage en Italie…

 

Et lendemain matin, la cabine basculée et voilà…

 

…le ressort de rappel de la pédale d’accélérateur changé !

 

Dans le même temps Patou s’échine à nous trouver une voiture. Au camping, sentant le bon plan, ils nous proposent un 4×4 à un prix fort que nous refusons évidemment et cherchons sur Tinerhir. Après de nombreux appels infructueux nous trouvons un loueur qui nous semble sérieux.

Nous quittons le camping, redescendons vers la ville et ô miracle, le loueur est présent et nous concluons rapidement la location pour une journée de midi à midi.

 

Le projet initial est de faire les gorges du Todra et par une piste qu’on nous dit facile, rejoindre les gorges du Dadès que nous souhaitons aussi faire alors c’est parti !!

 

Après quelques km…

 

 Nous voici entrant dans le début des gorges et comprenons immédiatement que Sacado n’y avait pas sa place !

 

 Le défilé est impressionnant…

 

…et à sa sortie de nombreuses petites échoppes, ça va de soi !

 

Nous continuons à monter…

 

…  et croisons ce qui sera notre 1er jour d’hiver !!

 

 

 

Arrivés sur le plateau des habitations ici ou là et les champs cultivés…

 

 

 Mélange de ksars abandonnés et de constructions habitées…

 

Toujours plus haut…

 

 

 

 Nous voici au bout de la route goudronnée au village d’Agoudal.

 

Sur ce plateau à plus de 2000 m d’altitude, toute une série de pistes sillonnent le haut Atlas.

Nous traversons le village où nous rencontrons des habitants nous certifiant de la faisabilité avec notre véhicule de notre projet de rejoindre le haut des gorges du Dadès par la piste.

 

Après quelques km, halte pique-nique et il fait quand même frais !!

 

La piste semble praticable et sûrs de nous nous continuons…

 

Le décor est splendide…

 

…et bien que courageux, notre véhicule montre ses limites sur un passage abimé par le ruissellement de l’eau dans l’oued…

 

…et nous décidons qu’il est plus prudent de faire demi-tour.

 

 Puisque nous avons le véhicule pour la matinée, nous décidons donc de nous lever très tôt (6 heures), de partir avant le lever du soleil, de monter en haut des gorges du Dadès et de les apprécier à notre descente sous le soleil levé. A 9 heures nous voici à Msemrir, au sommet à 1964 m prenant un thé par – 6° pour notre 2ème et dernier jour d’hiver !

 

Pour répondre à certaines interrogations, non il ne fait pas chaud partout au Maroc, même si la météo fait aussi des siennes ici car nous devrions y être sous la neige à cette saison !

 

La porte du grand souk hebdomadaire.

 

Et oui, quand on est si loin de tout, c’est le circuit court qui est mis en valeur. La farine est produite sur place avec le blé du plateau !

 

C’est sous un soleil radieux que nous entamons notre descente et la cascade bien que ruisselante a quand même de la barbe gelée !

 

C’est parti !

 

Route accrochée à la montagne…

 

…et en bas les méandres du Dadès…

 

Encore une montagne striée…

 

Les gorges se dessinent au fond…

 

 

 Le début d’une série de défilés où les falaises alentour peuvent culminer à 500 m au dessus de nos têtes !

 

Appréciez les serpentins que fait la route !

 

Et dans une vallée, les amandiers en fleur et ce malgré le froid !

 

Une kasbah sur son acropole !

 

Plus bas encore nous arrivons à la montagne des doigts de singe…

 

Chacun appréciera…

 

…mais nous, on trouve que cela pourrait s’appeler autrement…

 

 

 Ça descend toujours…

 

 

 …mais c’est toujours aussi beau !

 

 

 Ça y est c’est fini !

Nous en avons pris plein les mirettes et de nouveau à Tinerhir, nous rendons la voiture à Khalid, que nous vous recommandons fortement et si d’aventure vous souhaitez louer une voiture, n’hésitez pas il fera ce qu’il peut pour vous rendre service. Voici son numéro et son adresse : +212 650 970 888. Il est situé b20 cité des fonctionnaires.

 Au moment de partir Sacado ne démarre pas. Stationné en centre ville, à proximité d’un parking poids lourds, je m’adresse à l’un des chauffeurs, explique la panne. Il hèle sur le trottoir d’en face l’électricien auto qui en 2 temps 3 mouvements la détecte, la répare et hop Sacado redémarre (juste un peu de jeu dans les connections batterie). Nous pouvons quitter la ville direction l’ouest !

 

 Quelques 150 km plus loin nous décidons de faire notre halte à Skoura que nous avions découvert avec Maxou l’année dernière. Situé presque au bout de la vallée des roses ou vallée des mille kasbah, Sacado se sent bien dans cet environnement paisible et Eléa aussi !

 

Sitôt installés, nous partons nous balader dans la toute proche palmeraie et découvrons ça et là des kasbah abandonnées…

 

 

 

 …mais dont certaines ont encore fière allure au soleil couchant !

 

 

 Nous décidons d’y rester 2 jours pour nous perdre encore dans ce labyrinthe de la palmeraie, envoyer cet article et reprendre la route toujours plus vers le sud ouest à la découverte d’itinéraires que nous ne connaissons pas.

Nous vous souhaitons encore une bien belle année et espérons vous retrouver au prochain épisode.

Bismila ! (au revoir !)

 

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