Carnet de route

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De Fès à… Simorre !



 

Et voilà, comme prévu en ce lundi 12 mars, nous accompagnons notre Maxou à l’aéroport. Un dernier au-revoir à Sacado et…

…après une dernière photo, il disparaît dans le bâtiment et le voilà reparti vers d’autres aventures, varoise puis haut savoyarde et après…inch’Allah !

C’est avec un petit pincement au cœur que, de notre côté, nous entamons notre « remontada »  suivant une expression bien connue !

C’est reparti, d’abord direction Tanger que nous voulons visiter… Le long de nos routes c’est bel et bien le printemps !

Toujours ces bancs artisanaux le long des routes…

Jusque là, nous avons roulé sur des routes neuves, en bon état. Durant tout notre séjour nous avons pu tenir des moyennes correctes et là, d’un seul coup, entre Fès et Ouazzane, et plus particulièrement après le lac d’Al Wahda…

 

…la route devient un véritable enfer. Mais bon la carte Michelin annonce clairement, dans sa légende, le tronçon comme « parcours difficile ou dangereux »… Ah bon !

Une forêt d’eucalyptus…

Nouveaux transports improbables, c’est quoi ???

…des charrettes, emboitées les unes dans les autres. Pour le maraîchage, le souk ????

Après avoir bien roulé, nous faisons une halte à Moulay-Bousselham au bord de l’océan. Le camping est situé en bordure d’une rivière formant la lagune de Merja Zerga et c’est beau !

Plus grande zone humide de l’Afrique du nord-ouest, cette lagune est un site d’escale et d’hivernage de plus de 100 espèces d’oiseaux migrateurs.

Situé derrière un cordon dunaire avec un large passage qui permet à la lagune de se vider et se remplir à chaque marée.

Le lendemain, direction plein nord et tout au long de la route, nous pouvons constater que cet hiver a été abondamment pluvieux, ici aussi !

Nous voici arrivés à la pointe la plus au nord, sur l’Atlantique du continent africain, le cap Spartel dont on dit qu’au large sur le banc du même nom se situerait l’Atlantide….

C’est ici, selon la légende que se trouvent les fameuses grottes d’Hercule…

…et dans l’une d’elle, le colosse serait venu trouver le repos après avoir accompli ses 12 travaux.

En les voyant on se dit, c’est clairement les derniers drom’ de notre séjour marocain.

Nous décidons après notre balade matinale d’aller – enfin – visiter Tanger. Enfin, car nous ne nous y sommes jamais arrêtés, peut-être parce que depuis le début de nos voyages dans ce pays, nous sommes accompagnés de cette fameuse tirade si vraie ailleurs :

Marrakech, arnaquech, Agadir rien à dire, Essaouira et tout ira et enfin Tanger danger. Mais bon c’est décidé, Sacado est en sécurité au camping alors on y va !

Créée par les phéniciens au IXème av J.C pour devenir rapidement un comptoir important, la ville fut sujette à de nombreuses tentatives de domination et d’occupation. Romaines, vandales, wisigoths et chrétiens se la disputèrent. Les arabes ensuite, omeyyades d’abord dont ils firent leur tête de pont en 711 pour envahir et conquérir l’Espagne ; puis les Ifrénides, Maghraouas ou autres Zirides…

…jusqu’à ce que les portugais, puissent à la 3ème tentative s’en emparer en 1471 dotant la ville de bâtiments hispano-mauresques…

…elle deviendra pour un temps possession anglaise, américaine, espagnole puis française avant d’obtenir en 1923 le statut de zone internationale, sous la souveraineté du sultan du Maroc.

C’est surtout ici à Tanger que le 10 avril 1947, Mohamed V, le grand père du monarque actuel, fit un discours où pour la 1ère fois l’indépendance du Maroc est clairement stipulée .

Centre névralgique de la « beat » génération en Afrique, Tanger rayonna dans les années 60 grâce aux nombreux artistes Truman Capote, Tennessee Williams ou Jack Kerouac prenant résidence dans la ville.

Après avoir visité la médina, nous grimpons voir celle de la Kasbah, située sur les hauteurs. La Bâb d’entrée…

Nous prenons plaisir à nous perdre dans les dédales de ruelles…

…prenez le temps d’admirer la beauté du plafond…

Nouvelle Bâb nous indiquant que nous sortons de la Kasbah…

…et derrière une vue sur le Tanger d’aujourd’hui et sa grande plage ;

Quartier ancien dont les couleurs de chaque rue nous ravissent…

3 portes d’entrée d’habitations au fond de cette minuscule impasse !!!

Et voici le mausolée somme toute très modeste, du personnage le plus célèbre et le plus emblématique de Tanger, Ibn Battouta.

Parti en 1325 à l’âge de 21 ans pour un pèlerinage à la Mecque, il ne revint que 29 ans plus tard ayant visité plus de 44 pays dont la Chine, la Russie, Ceylan, les Maldives, l’Inde ou Constantinople ! Après un bref séjour à Tanger (1346-1349) il repart pour l’Andalousie puis le Sahara et l’Afrique.

Il prend le temps de dicter ses différents périples avant de mourir en 1369. Quant au titre de son récit, on le trouve original pour l’époque alors on vous le confie : Présent à ceux qui aiment à réfléchir sur les curiosités des villes et les merveilles des voyages.

Emerveillement encore devant tant de couleurs !

Comme à l’aller, nous optons pour notre départ du Maroc pour une traversée à partir de Tanger Med. Nous y apprécierons la rapidité de la paperasserie pour quitter le Maroc et le 1er scanner de Sacado !

Et maintenant l’embarquement.

D’accord on a un peu manifesté notre désaccord (moi plutôt beaucoup je me suis vraiment mis en colère !) de faire entrer Sacado dans le bateau en marche avant mais bon ça y est nous voilà embarqué et les amarres larguées…mais…

…mer agitée, vent de côté empêchant le bateau de s’écarter du bord, bref nous attendons l’arrivée d’un pilote d’Algésiras…

…allez, un p’tit sourire quand même !

Puis plus tard encore, l’arrivée d’un remorqueur pour nous tirer de là…

Et c’est enfin parti…avec plus de 2 heures de retard !

Tiens on vous en a jamais parlé mais partout, c’est-à-dire partout dans chaque ville, village, en bois, en pierre, en ciment ou peints sur un mur, ces 3 mots qui martèlent à tous, pour ne jamais l’oublier (en partant du haut puis de droite à gauche, évidemment !) Allah, Al Watan (le pays) et Al Malik (le roi), la devise emblématique du Maroc.

Bon et après une traversée somme toute assez tranquille, v’la t’y pas qu’ils veulent me faire faire demi tour dans la soute qui fait 12,30 m de large pour un camion qui en fait 11,90. Un vrai combat d’une bonne demi-heure…

…et pour qu’après le responsable de ce bazar, provoquant un retard supplémentaire… fasse ses plates excuses et nous offre 2 bières qu’on boira plus tard à sa santé !

Sitôt sur le sol espagnol, et renseignement pris concernant la météo pour la traversée des Pyrénées, nous optons pour plus de sécurité car la neige s’annonce,  pour un passage par le pays basque. Nous enquillons la voie express et passons notre 1ère nuit juste après Algésiras. Nous traversons rapidement Séville et 375 km plus loin…

…faisons notre 1ère halte à Mérida.

Fondée en 25 av J.C, la ville tire son nom « d’éméritus » qui signifie en latin retiré, retraité et fait directement référence aux soldats qui ont bâti cette ville après avoir été démobilisés avec honneur à la suite de la campagne d’Espagne.

Jusqu’à la chute de l’empire romain, Mérida fut un important centre militaire, juridique, économique et culturel. La ville en conserve d’ailleurs un important patrimoine archéologique romain inscrit au patrimoine de l’humanité depuis 1993. Malheureusement nous arriverons trop tard pour tout visiter alors voilà ce que l’on a pu voir :

L’un des 2 aqueducs, le pont des miracles, qui acheminait l’eau dans la ville avec des canalisations de plus de 4 km…

Le cirque dont une photo aérienne rend mieux compte de l’ampleur.  Long de 400 m et large de 100 m, il pouvait accueillir dans ses gradins plus de 30 000 personnes.

L’une des entrées de la ville située à proximité des bains, elle permettait aux voyageurs de profiter de la proximité des services et du cirque tout proche.

Et c’est reparti, toujours plein nord…

Après Caceres les méandres du Tajo…

Et à 65 km de Salamanque, la neige !!!

…et quelques km plus loin c’est le printemps !

Nouvel arrêt à Torquemada dont l’imposant pont nous impressionne…

Construit au XVème siècle pour désenclaver la région et favoriser les échanges commerciaux entre l’Estrémadure et la Castille…

…il fut détruit par le général français Lassalle en 1814 après 6 ans de présence non stop des troupes napoléoniennes dans la ville, et fut reconstruit l’année d’après suivant le même plan mais avec des matériaux plus « modernes ».

Dernière nuit espagnole, seulement 3 jours après notre débarquement, nous continuons plein nord et traversons un passage de fortes grêles qui couvrent d’un seul coup la route d’un blanc manteau.

Des fois ça arrive !

De nouveau l’océan tout près de San Sébastian…

Quelques km plus loin et c’est la France.

Nous décidons d’aller nous poser à Tarnos juste au dessus de Bayonne pour 2 nuits.

L’océan versant sur les côtes tant et tant de bois flottés que part ici certains en font des cabanes qui nous plaisent par leur simplicité et les différentes choses envoyées par les flots et réutilisées, détournées…

On prend toujours autant de plaisir à se balader dans la lande..

Dernier coucher océanique avant longtemps et là c’est sur !

Nous passons à Tarbes pour le contrôle technique, nickel même si une nouvelle réglementation applicable en mai va nous obliger à faire modifier la carte grise de Sacado de fourgon à caravane. Ceci est une autre histoire que l’on vous contera en temps utile !

En partant vers Simorre, la météo annonce encore de la neige  non mais c’est pas vrai…

Ouf, après avoir quitté Lannemezan en direction de chez nous la neige s’estompe puis disparaît complètement et ça y est nous sommes arrivés !

Sacado a sa place retrouvant sa petite sœur !!!

Et ben voilà, 9 jours après avoir déposé notre Maxou, notre périple marocain s’achève. Nous aurons, cet hiver, parcouru quelques 7452 km et avons essayé de vous en faire profiter au maximum

Nous ne resterons là que quelques jours.

En effet, le boulot nous attend mais avant de nous y installer pour la saison il nous reste encore à traverser la France avec un détour vers… vous verrez bien !

 

Allez comme on dit Bislama ou Adishatz !

 

Une réflexion au sujet de « De Fès à… Simorre ! »

  1. Chantal

    Je viens tout juste de regarder vos derniers périples …. Yippi ! toujours aussi beau pour les vues , intéressant pour l’historique ! Votre séjour à Simorre cours cours , on se ratrappera à votre retour en ?
    après les vendanges , c’est çà ? fin septembre , début octobre donc . Je vous embrasse , vous souhaite une saison de job sympathique et joyeuse !!!! Des baisers .

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