Carnet de route

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De Tanger à Boudnib


  • publié le 10 décembre 2017
  • Pays ou région :

 

27 novembre au matin nous quittons donc Estepona d’abord pour Algésiras pour un embarquement, presque immédiat pour Tanger.

Sacado, comme ses grands frères, sera obligé de monter dans le bateau avec une longue marche arrière pour la traversée.

Ca y est tout le monde est dedans, larguons les amarres !!

Gibraltar bien ennuagé !

Alors que sur le bateau, à l’abri du vent, c’est déjà bien bon !!

1 heure plus tard, nous voici arrivés à Tanger-méd…

Les formalités d’entrée, un peu longues, nous empêchent de rejoindre notre 1ère halte aussi nous dormons sur une aire d’autoroute avant de rallier dès le lendemain Assilah. Située à une quarantaine de km de Tanger, c’est aujourd’hui une station balnéaire appréciée des marocains et des européens.

Nos 1ères démarches marocaines seront de nous connecter au réseau puis changement de bouteille de gaz… avec notre petite carriole achetée à Dormans ! Salut les copains dormanistes !!

Et après découverte de la ville.

Carthaginoise puis romaine, la ville est prise d’assaut en 1471 par les portugais qui la transforment en une véritable place forte. Les remparts entourent la médina sur une superficie de 7 hectares.

La tour de Menagem, vestige du palais du gouverneur portugais, construite sur les ruines de celui du gouverneur marocain médiéval.

La muraille côté atlantique…

Puis balade dans la médina aux couleurs qui nous font immanquablement penser à celles d’Essaouira…

Les marocains y sont très respectueux et nous nous disions que c’est un bel endroit pour commencer son voyage dans ce pays… même les enfants commercent mais dans un bel esprit ! Voyez les dessins exposés à la vente au pied du mur de droite !

Nous repartons le lendemain et quittons la côte pour une descente plein sud est…

Nous arrivons à Meknès mais point de camping alors…

…cette fois-ci nous ne faisons que la traverser. Une autre fois nous essayerons de nous y arrêter car il parait que la ville est belle.

Sur la route nous retrouvons ces étranges murs en pierre sur lesquels ils stockent la paille.

Et comme toujours, le long des routes des troupeaux…

Un peu avant d’arriver à Azrou, voici un formidable point de vue appelé le paysage d’Ito. La photo à la une en est un panoramique.

Nous y passerons la nuit afin de profiter au maximum de toutes les couleurs du couchant et du levant.

Les français donnèrent le nom d’Ito à ce balcon en mémoire d’Ito Laârbi, femme de pouvoir et de prestige…

…qui, en véritable chef guerrier, mena des batailles contre les tribus voisines à la fin du XIXème puis contre les colons français.

Le territoire ainsi conquis prit son nom.

Petite balade alentour où nous rencontrons un troupeau de brebis…

…et son bélier.

Plus loin encore quelques habitations…

…avec une terrasse donnant sur la vallée !

Et quelle vue !!

Sacado au milieu des vendeurs de fossiles !!

Bonne nuit !

Et le lendemain d’autres couleurs…

C’est reparti et sur la route…

Eh oui des cigognes venues elles aussi passer l’hiver au chaud !

Arrêt à Azrou pour faire des courses…

Nous y donnerons notre 1er ballon…

…qui ne tardera pas à servir !

Nous quittons Azrou pour le monastère de Toumliline où nous sommes surpris de pouvoir nous garer après y avoir accédé par une route étroite.

Véritable lieu de légende aujourd’hui complètement abandonné, cet endroit suscita dans les années 1952-1965…

…une vague d’enthousiasme et d’espoir parmi les penseurs et responsables musulmans et chrétiens…

…qui allèrent jusqu’à imaginer un avenir optimistes entre ces deux communautés.

Ils décidèrent de réfléchir à ce qui les rapprochait plutôt que ce qui les éloignait. De nombreuses personnalités vinrent s’y recueillir (dont le futur roi Hassan II) et son intérêt grandit du Japon jusqu’au Brésil. Cependant l’expérience prit fin en 1965.

Nous concernant, nous partons nous balader.

Ayant rencontré un marocain nous disant que pas très loin d’ici nous pouvions peut-être voir des singes…c’est parti vers de nouvelles aventures !!

Azrou avec un peu de hauteur !

La forêt composée de grands chênes verts et de cèdres s’étend devant nous…

… et nous grimpons…

… et encore mais toujours rien…

…quand d’un seul coup, au loin un cri. On s’approche, surement un peu trop vite, et ce gros mâle nous fera clairement comprendre que nous arrivons dans son territoire. Une petite vidéo suivra et vous comprendrez…sans vous moquer !!

Après quelques minutes où la communauté comprendra notre pacifisme, nous avons pu en profiter au maximum et maintenant c’est à vous…

Au bout d’un long moment, un plus audacieux décide de descendre…

…prenant des poses rigolotes…

Une fois en bas nous ne saurons pas exactement ce qu’il trifouille au creux des arbres mais nous en profiterons quand même !

Un autre un peu plus loin qui, comme le 1er nous maintiendra à distance.

A partir de là, c’est une autre histoire qui commence.

Nous nous retrouvons sur une route dont nous sommes persuadés qu’elle nous mènera directement à notre point de départ. Nous y partons gaillardement, coupant à travers une steppe…

…croisant une bergerie que nous visiterons…

…profiterons d’un lever de lune superbe… mais toujours pas de monastère en vue.

Au bout d’un moment Patou court au loin à la rencontre d’un berger qui nous indique la direction à prendre, juste d’où nous venons ! Plus tard, un marocain dans une voiture bondée nous explique notre méprise et effectivement nous sommes très loin de notre point de chute.

La nuit et le froid commencent à tomber et nous serons finalement pris en stop par un camion benne et prendrons place à l’arrière, à côté d’un tracteur !

20 km plus loin et encore 2 km à pied dans le noir pour rejoindre Sacado et dormir après une expédition de plus de 15 km à pied !

Nos voisins  à notre lever…

…craquant ce petit bébé typique de l’Atlas, non ?

Après un dernier coup d’œil…

…nous repartons toujours plus au sud, direction Midelt.

Nous nous allons franchir le moyen Atlas…

…et la neige au loin, sur le haut Atlas…

Surpris nous commençons à voir des vergers entiers de pommiers… à près de 2000 m d’altitude !

Voici Boukrane, la ville des bouchers. Au-delà du fait que la rue principale en est bondée, ce sont surtout les barbecues fumant devant chacune des boutiques que nous verrons !! Car on peut vous cuire immédiatement la viande que vous venez d’acheter.

Et voilà Midelt !

La ville de la pomme !

Nous y resterons 2 jours et en profiterons pour louer une voiture afin d’aller le lendemain visiter les mines d’Aouli

1er puits…

Et 1er lieu de stockage des minerais.

Amenés par camion au sommet, triés, ils sont ensuite vidés dans cet espèce d’entonnoir

Puis versés dans un autre camion par cette trappe.

Nous arrivons au village de Mébladen où nous questionnons un groupe de jeunes sur l’emplacement des mines. Finalement l’un d’entre eux nous y accompagnera nous gratifiant d’une visite super intéressante.

Exploitées par les français jusqu’en 1975 puis abandonnées et officiellement fermées, tous les habitants, femmes comprises continuent d’y travailler.

23 portes permettent l’accès aux innombrables tunnels, notre guide Mhamed prendra le temps de bien nous expliquer le mode de creusement avec ces énormes piliers…

…alors vous ne verrez surement pas grand-chose mais ici les mineurs cherchent les filons de plomb et en voici un !

Plusieurs sortes de minerais sont recherchés mais notre inculture en la matière nous en a fait oublier les différents noms mais par contre c’est vraiment impressionnant !

Après notre visite, pause pique-nique…

…avec devant nous cette imprenable vue !

Ni Sacado, ni camping-car ne peuvent passer par ici…

…et par d’impressionnantes gorges baignées par la Moulouya (nous vous avions montré son embouchure au cap de l’eau quelques années en arrière)…

….nous nous dirigeons vers les villages fantômes d’Aouli.

Quelques habitants ici ou là mais majoritairement des quantités de logements vides et dépouillés, vestiges d’une activité minière importante…

Nous prenons de la hauteur…

Les belles demeures des ingénieurs avec piscine s’il vous plait !!!

Et sur le plateau un autre village abandonné avec d’abord ces petites maisons en pierres sèches…

…puis ces alignements de maisons des mineurs, toutes identiques

Nous voilà sur le retour où nous repassons sur ce pont de bois. Chaque planche bouge au passage des roues et pourtant il tient !!!

Notre séjour à Midelt prend fin et nous reprenons la route qui commence par une pente abrupte où nous n’aurons pas le choix que de patienter derrière ce camion surchargé !

Ça fait la queue !!

Ici un abreuvoir où chaque troupeau attend son tour !

Suivant les conseils éclairés de François, le boss du camping Le Rekkam où nous nous dirigeons, nous empruntons la route dite….

… des oasis oubliés.  Plus petite et moins circulante, elle nous permet de rouler tranquille et de profiter de chaque petit village et son vieux ksar abandonné…

Un peu plus loin, cet espèce de château-fort nous intrigue. Nous y ferons la pause déjeuner puis irons voir de quoi il retourne !

Nous le pensions abandonné et arrivés au sommet quelle surprise !!

Les hommes que nous trouvons nous expliquent, en marocain évidemment, que loin dans les montagnes, des camions remplis de cailloux arrivent et déposent leurs cargaisons.

Ensuite chacun armé d’un seul marteau casse les cailloux dans l’espoir d’y trouver…du plomb et ma foi c’est bien lourd dans la main !!

Ils récupèrent leur butin dans des seaux qui seront ensuite acheminés vers Marrakech pour l’extraire. Les tas, rangés par grosseur, serviront à d’autres usages que nous ignorons.

Il semblerait néanmoins que certains de ces tas contiennent d’autres minerais parce que sur place ils en brûlent certains pour obtenir, semble-t-il du zinc…mais nous n’avons pas tout compris !!

Inemployé aujourd’hui comme une bonne partie de l’usine, qui pourtant est équipée en grosse machinerie, ce trou servait à mettre des cailloux qui tombaient ensuite….

…dans cette « cheminée » où ils étaient triés par grosseur avant de partir au concasseur.

Avez-vous vu au loin Sacado ?

Nous reprenons la route et la traversée des oueds se fait parfois sur une route quelque peu défoncée !!

Dernier bivouac le long d’un oued avec de l’eau pour le plus grand plaisir d’Eléa !

Nous reprenons la route …

…et continuons à traverser le long de l’oued…

…des petits ksour qui semblent vraiment oubliés tant ils sont calmes.

Nous voyons un groupe d’enfants à qui nous proposons un ballon et il faut le lancer loin de Sacado pour être certain qu’aucun ne finisse par grimper à l’intérieur !!!

Les ruines du ksar de Tazouguerte que nous devrions retourner visiter en 4×4 avec François ….

Encore quelques virages…

Et nous voilà rejoignant le grand axe Er-Rachidia-Bouârfa…

L’entrée de Boudnib…

…puis celle du Rekkam où François nous attend.

Et voilà Sacado est stationné. Nous allons donc rester ici jusqu’à l’année prochaine.

Nous sommes arrivés le 7 décembre dans la ferme intention de refaire faire nos coffres.

Le soleil est au rendez-vous, la chaleur de l’accueil aussi et nous nous sentons bien à l’idée de passer ici les fêtes de fin d’année.

Nous avons déjà rencontré le ferronnier que nous allons faire travailler et sommes tombés d’accord sur tout y compris le prix mais surtout les délais même si, comme nous l’a dit François, il allait falloir être présent pour s’assurer de la tenue… des délais !!!

Quoiqu’il en soit nous sommes installés et vous ferons profiter des avancées des travaux.

 

A bientôt donc !

2 réflexions au sujet de « De Tanger à Boudnib »

    1. Bernard Auteur de l’article

      Salut mon grand, nous sommes effectivement arrivés à destination et on peut dire que c’est une bonne chose !! les coffres avancent et nous en sommes satisfaits. La suite donc au prochain épisode !!
      Bon noël !

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